Brûlages dirigés: dans le cadre de la prévention des incendies, il est entendu par brûlage dirigé la destruction par le feu des herbes, broussailles, litières, rémanents de coupe, branchages, bois morts, sujets d'essence forestière ou autres lorsqu'ils présentent de façon durable un caractère dominé et dépérissant, dont le maintien est de nature à favoriser la propagation des incendies. Cette opération est conduite de façon planifiée et contrôlée sur un périmètre prédéfini, avec obligation de mise en sécurité vis-à-vis des personnes, des biens, des peuplements forestiers et des terrains limitrophes . On distingue le brûlage d'ouverture qui un brûlage destiné à couper la distribution spatiale du combustible et le brûlage d'entretien , qui consiste a maintenir ce combustible à un niveau acceptable. Ces brûlages, et notament ceux en sous bois fournissent des cas d'étude d'impact aux domaines des sciences du vivant.
Brûlages expérimentaux: opération scientifique visant à instrumenter un terrain soumis à un feu puissant en vue d'une étude de cas. La différence avec le brûlage dirigé tient au fait que le chantier est défini par un cahier des charges que les chercheurs nationaux (ceux du GDR par exemple) produisent à l'attention des opérationnels avec des contraintes sur la topologie, l'état de la végétation, les conditions d'aérologie et les conditions d'allumage.
Brûlages d'ouverture ou dynamiques: les essais dirigiés dynamiques sont des feux en propagation sous vent favorable, dans le sens de la pente la plupart du temps. Ils sont les plus représentatifs de l'incendie réel car le feu se développe dans le sens où sa dynamique est favorisée. Ce sont en général des feux puissants (les flammes mesurent juqu'à 5-6 mètres) qui présentent un vrai risque à être mis en oeuvre. Ils demandent une attention opérationnelle et des procédures administratives importantes en matière de sécurité.
Brûlages à la recule: les brûlages à la recule permettent le nettoyage par le feu de terrain très pentus ou sur des végétations très combustibles. Ils coincident avec des feux de faible intensité parfaitement maitrisables: la hauteur de flamme avoisinne la dizaine de centimètres. Ils servent cependant peu à l'étude dynamique des incendies.